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Roman : Red Rising de Pierce Brown

L’homme est un loup pour l’homme disait Plaute. Cette citation aurait pu être le début de Red Rising dont voici la quatrième de couverture.

Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.

Bienvenue dans le futur ! Afin de permettre à la Société (avec un grand S) de survivre les hommes sont répartis en castes de couleurs qui rappellent les castes indiennes. Darrow est un rouge ; il est au plus bas. Il doit miner de l’hélium 3 sur Mars afin de rendre la planète habitable. Sa vie bascule lorsqu’il rejoint les fils d’Arès et devient un pion de la révolution.

L’auteur fait la prouesse de lier Antiquité, colonisation et caste sans tomber dans des clichés. Les castes spécifient à la fois un rang de noblesse mais aussi un type de métier. Les Rouges sont presque des esclaves et cantonnés aux travaux difficiles, les Gris sont la police, les Or les magistrats… Hommes et femmes appartiennent à ces castes, aucune n’est réservée à un genre spécifique. Par exemple, les Roses, réservés au plaisir, sont des deux sexes.

Afin de mener à bien la révolution, Darrow va devoir s’infiltrer parmi Ors. Dans ce but, il intègre l’Institut où les futurs dirigeants sont sélectionné vers leur 18 ans. Ces enfants, surprotégés, habitués au luxe, sont répartis en maison selon leur caractère. Chaque maison porte le nom d’un dieu Romain. L’épreuve finale : répartis dans des châteaux, les élèves des maisons vont devoir contrôler la vallée sous la surveillance d’anciens. Tous les coups sont permis : viol, meurtre, trahison, esclavage.

Dans une histoire qui semble violente, les personnages féminins ne sont pas oubliés. Les jeunes femmes sont prêtes à se battre et déploient autant d’efficacité que les hommes.

L’auteur montre bien l’horreur dont est capable un homme lorsqu’on le prive de tout. Ces Ors habitués au luxe vont se révéler cruels et sans scrupule lorsqu’on tente de les soumettre. Ne ferions-nous pas la même chose à leur place ? La question se pose vu que nous sommes habitués à un certain confort. Jusqu’où irions-nous pour le défendre ?

Dans un premier temps, le héros reste passif. Ceci est surement  le point faible du roman. Face à tant de nouveautés, son manque de réaction peut étonner et même nous détacher. Cette passivité limite aussi la découverte du monde dans lequel le héros évolue. Néanmoins, au contact des Ors, Darrow va grandir et affirmer ses positions.

Séparé en 4 parties, ce premier tome permet une entrée progressive dans le monde complexe décrit par Pierce Brown. Les parties sont plutôt bien construites avec des rebondissements bien amené. Je mettrais seulement deux petit bémols. La première partie a un rythme plus lent ; le héros ne connaissant que peu le monde on n’en découvre qu’une vision limitée qui devient vite frustrante. La troisième partie, bien qu’intéressante, se concentre essentiellement sur la stratégie lors de l’épreuve. Les descriptions d’actions militaires très détaillés ralentissent un peu la lecture.

Pour qui ? Un fan de science-fiction

Les + :

  • Un univers complet
  • Des femmes fortes
  • De nombreux rebondissement

Les – :

  • Un héros passif au départ
  • Une entrée dans l’histoire lente

 

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3 commentaires sur “Roman : Red Rising de Pierce Brown

  1. J’avais commencé à lire ce livre, il y a un moment déjà mais je l’ai abandonné à la première partie dont tu parles, avec un personnage passif. En plus de ça, je trouvais Darrow exaspérant, toujours à se morfondre. Bref j’avais envie de le gifler ce bonhomme ! Peut-être qu’avec ta chronique j’aurai la force de le finir un jour, qui sais ? ^^

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